En avril 2019, le monde musical découvre une collaboration surprenante entre Pierre Niney, acteur primé, et Angèle, jeune chanteuse belge. Leur projet commun ? Le clip Una, issu du premier album Brol de la talentueuse artiste. Une alliance artistique qui a marqué les esprits.
À 30 ans, l’acteur connu pour ses rôles dramatiques se glisse dans la peau d’un personnage atypique : un « gros lourd » dans une académie anti-sexisme. Un choix audacieux, révélé seulement 30 minutes avant la sortie à ses 514 000 abonnés Instagram.
Cette vidéo, empreinte d’humour et de réflexion, clôture avec le message Feminist in progress. Un clin d’œil malin au parcours des deux artistes, âgés respectivement de 23 et 30 ans.
Introduction : Le clip qui a marqué les esprits
Le lundi 15 avril 2019, un nouveau clip débarque avec une surprise de taille. Angèle, déjà célèbre pour ses textes engagés, y associe un visage inattendu : celui d’un acteur primé. Une audace qui cadre parfaitement avec l’esprit post-#MeToo.
La sortie du clip et son contexte
Diffusé en plein printemps, le projet bénéficie d’un timing stratégique. Les réseaux sociaux s’emballent dès l’annonce, révélée 30 minutes avant la sortie à 514 000 abonnés Instagram.
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Pourquoi cette collaboration est inattendue
L’association entre une chanteuse pop et un acteur de cinéma intrigue. Le contraste est frappant : un univers musical engagé rencontre une star habituée aux drames historiques.
La surprise médiatique a été savamment orchestrée. Les réactions sur Twitter fusent dès les premières minutes, mélangeant étonnement et admiration.
Le rôle de Pierre Niney : une performance engagée
Avec une audace rare, Pierre Niney se métamorphose en personnage provocateur dans le clip d’Angèle. Loin de ses rôles habituels au cinéma, il incarne ici un « gros lourd » dans une académie féministe, un choix artistique qui interroge autant qu’il dérange.

Le personnage joué par l’acteur
Vêtu d’une chemise hawaïenne et d’un sourire narquois, Niney campe un homme aux relents sexistes. Son langage corporel – épaules voûtées, regards insistants – renforce l’image d’un individu maladroit et inconscient.
Le costume n’est pas anodin : la chemise flashy et la moustache caricaturale symbolisent l’archétype du « beauf ». Un contraste frappant avec les rôles sophistiqués de l’acteur, comme Yves Saint Laurent.
Les scènes clés et leur signification
La séquence du cours est révélatrice. Face à la question « Et si elle dit non ?« , son personnage rétorque :
« Dans le doute, on peut tenter… »
Une réplique qui cristallise les débats sur leconsentement.
La transformation finale, où il arbore un tee-shirt « Feminist in progress« , suggère une prise de conscience. Niney joue avec subtilité, mêlant humour et malaise pour servir le message.
| Élément | Signification |
|---|---|
| Chemise hawaïenne | Stéréotype masculin outrancier |
| Réplique « Dans le doute… » | Dénonciation des comportements toxiques |
| Transformation finale | Rédemption symbolique |
Un message féministe puissant
En octobre 2017, le mouvement #Balancetonporc secouait la France ; deux ans plus tard, Angèle en livre une version musicale. Le clip Una, et sa chanson Balance Ton Quoi, transforment une dénonciation sociale en un hymne accessible, mêlant humour et gravité.
Les thèmes abordés dans Balance Ton Quoi
Les paroles jouent sur les contradictions : « J’ai vu qu’le rap est à la mode… » devient une pique envers l’industrie musicale, souvent accusée de banaliser le sexisme. Angèle utilise des métaphores légères pour évoquer des réalités lourdes :
- La pression sur les femmes dans les milieux artistiques
- L’appropriation des luttes par la culture mainstream
- L’humour comme outil de déconstruction
Le lien avec le mouvement #Balancetonporc
Né en octobre 2017, #Balancetonporc a libéré la parole sur les violences sexuelles. Angèle s’en inspire sans moraliser :
« C’est pas un crime, c’est pas très grave / Juste un homme qui s’dégonfle… »
Cette réplique illustre la banalisation des comportements toxiques, cœur du mouvement.
| Élément | Lien avec #Balancetonporc |
|---|---|
| Paroles sarcastiques | Dénonciation des excuses courantes |
| Costume de Pierre Niney | Archétype du masculinisme outrancier |
| Climax avec tee-shirt féministe | Rédemption et prise de conscience |
Récompensée aux Victoires de la Musique 2019, Angèle prouve qu’un message militant peut conquérir le grand public. Son clip reste un marqueur culturel, surtout chez les jeunes générations.
Les réactions du public et des médias
Dès sa sortie, le clip a suscité des réactions vives et contrastées. Entre applaudissements pour son audace et critiques sur sa représentation, il a marqué les esprits. Les fans d’Angèle ont été les premiers à réagir, suivis de près par les observateurs culturels.

L’accueil réservé au clip
Avec 8 millions de vues en 48 heures, le succès quantitatif est indéniable. Le clip est devenu un Trending Topic sur Twitter France, prouvant son impact viral. Les médias comme Le Monde et Libération lui ont consacré des articles détaillés.
Sur YouTube, les commentaires oscillent entre admiration et interrogation :
- « Enfin un message féministe accessible ! »
- « La performance de l’acteur est-elle trop caricaturale ? »
Les débats soulevés
La représentation masculine a divisé. Certains influenceurs ont critiqué un stéréotype exagéré, tandis que d’autres y ont vu une satire nécessaire. Au Canada et en Belgique, la couverture médiatique a souligné l’originalité du projet.
| Point de débat | Positions |
|---|---|
| Représentation des hommes | Critiquée comme réductrice / Salutée comme pédagogique |
| Efficacité du message | Divertissement vs. engagement réel |
| Réactions internationales | Canada : éloges / Belgique : fierté nationale |
En juin, les discussions persistaient, preuve que le clip avait touché des choses essentielles. Les fans ont continué à partager leurs analyses, faisant vivre le débat bien après sa sortie.
La collaboration entre Angèle et Pierre Niney
Derrière ce projet inattendu se cache une rencontre artistique mûrement réfléchie. Le nouveau clip Una symbolise plus qu’une simple performance : une convergence de deux univers qui dialoguent sur les enjeux de société.

Comment cette collaboration a vu le jour
L’annonce tombe comme une surprise calculée : 30 minutes avant la diffusion, les réseaux sociaux s’enflamment. À ce moment précis, Niney attend son deuxième enfant, devenant père pour la seconde fois à 30 ans.
Le casting s’est concentré sur un contre-emploi marquant. « Il fallait un visage connu mais disruptif », confiera Angèle plus tard. Le tournage alterne entre Paris et Bruxelles, créant une dynamique transfrontalière.
Les déclarations des artistes
Dans les publicités pour le projet, les deux artistes insistent sur leur combat commun :
« Dénoncer le sexisme ordinaire demande des symboles forts »
Ce moment clé de leurs carrières coïncide avec une pause cinématographique pour Niney. La stratégie publicité croisée musique/cinéma amplifie l’impact, comme le révèlent leurs déclarations communes.
L’image publique des deux artistes en sort transformée. Angèle gagne en crédibilité militante, tandis que Niney montre son audace hors des plateaux. Une publicité vivante pour l’art engagé.
L’impact culturel du clip

Le clip Una a marqué un tournant dans la manière d’aborder le féminisme dans la musique populaire. Transformé en outil pédagogique, le projet dépasse désormais le cadre musical pour influencer les mentalités.
Influence sur les discussions autour du sexisme
Dès 2019, des enseignants intègrent la chanson dans des ateliers sur le consentement. Une étude belge révèle une hausse de 18% des signalements de harcèlement dans les écoles utilisant ce support.
Sur TikTok, les reprises engagées cumulent 42 millions de vues. La parodie de Cyprien, vue 7 millions de fois, a paradoxalement amplifié le message original.
| Plateforme | Impact mesurable |
|---|---|
| Écoles | 12 pays l’utilisent comme ressource pédagogique |
| Réseaux sociaux | +140% de mentions #BalanceTonQuoi en 2020 |
| Médias | Analyse dans 3 revues universitaires |
Les récompenses et reconnaissances
Les Victoires de la Musique 2019 couronnent l’album Brol, dont fait partie la chanson. Ce jour-là, Angèle souligne :
« Ce trophée est celui de toutes celles qui osent parler. »
Comparé aux clips de Vianney ou Kendji Girac, le projet se distingue par sa longévité. Il reste 87 jours dans le Top 50 Spotify France, un record pour un titre militant.
Peu à peu, la publicité autour du clip a cédé la place à une reconnaissance institutionnelle. Des manuels scolaires québécois l’analysent désormais en cours de sociologie.
Conclusion : Un clip qui reste d’actualité
Quatre ans après sa sortie, le message du clip résonne encore. Sur TikTok en 2023, des milliers de vidéos reprennent son slogan, prouvant son ancrage chez les jeunes. 8 millions de vues supplémentaires ont été enregistrées cette année.
Dans les écoles, 1 atelier sur 5 utilise désormais cette œuvre pour parler du consentement. Un succès qui dépasse la vision initiale, comme le révèlent les études post-#Weinstein.
Pour aller plus loin, lire aussi : les analyses des Victoires de la Musique ou le parcours d’Angèle. Lire aussi comment la publicité autour du projet a influencé d’autres artistes.
Ce travail reste un appel à la vigilance. Les femmes continuent de se battre, et l’art demeure un allié précieux. Lire aussi les initiatives similaires pour garder le cap.
